Il faut éliminer une idée qui est répandue mais complétement inexacte, selon laquelle ce qui est psychosomatique serait « dans la tête » .  Cette notion n’a aucune valeur sur le plan scientifique et ne rend pas service aux malades car elle laisse entendre que leur souffrance ou douleur serait « imaginaire », ce qui n’est absolument pas le cas.

On dit d’une maladie qu’elle est « psychosomatique » quand elle se déclenche dans un contexte psychologique particulier. Ce contexte n’est pas forcément un « traumatisme » et il peut passer complétement inaperçu pour le patient. C’est le psychothérapeute, en vous écoutant, qui pourra déterminer si votre maladie ou vos troubles peuvent avoir ou non une origine psychosomatique.

Aussi, toute maladie organique qui survient dans un environnement psychologique doit amener à s’interroger sur des causes psychosomatiques, même s’il existe des repères également biologiques, traitables par les médicaments.

Ces troubles  peuvent être plus ou moins graves et pénibles, de la simple crise d’urticaire à certaines maladies auto-immunes invalidantes, des douleurs chroniques, en passant par des allergies, zonas, troubles fonctionnels digestifs, etc.

 

« Rénovation » – 2010

 

Enfin, pour certaines maladies chroniques, longues, un accompagnement psychologique peut être opportun afin d’aider le patient dans sa démarche de soins ainsi qu’à lui permettre de mieux surmonter la maladie.